06 juillet

19h00 (duration 1h)
Prix Libre

Réservations (Lun/Mar/Mer/Jeu/Ven de 14h à 18h) : 01 43 40 44 44.

Mail : reservation@festivalmigrations.com

Animal Crossing

Lecture
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Texte: Andrei Ursu et Victor Dragos
Traduit par: Iasmina Iordache

Sandu vient de tuer un cochon pour Noël et propose à Sanyi de partager avec lui du ragoût traditionnel et de la tsuica. S’improvise alors une petite fête qui vient chasser le froid et rompre la monotonie du poste de surveillance. Absorbés par la conversation, les deux ne remarquent que trop tard qu’une refugiée a traversé la frontière. Pris de panique, ils réalisent qu’ils risquent des gros ennuis pour leur inattention et pour avoir consommé de l’alcool au poste. Dans le feu de l’action, Sanyi tire en direction de la refugiée. En voyant sur les écrans de surveillance qu’il l’a touchée, ils paniquent davantage et la tension monte jusqu’à ce que Sandu trouve une histoire pour les tirer d’affaire.

Extraits :

« SANDU : Écoute : il faisait nuit, il y avait du brouillard, il se faufilait. Tu l’as vu. On l’a sommé de s’arrêter. Il s’est arrêté. On s’est approché. Il avait un couteau.

SANYI : Il avait un couteau ?

SANDU sort son couteau de poche.

SANDU : Un couteau de poche.

SANYI : Il s’est précipité vers toi et j’ai tiré.

SANDU : T’es un héros. Ça sera dans les journaux. »

06 juillet

20h30 (duration 1h10)
Tarifs normaux

Réservations (Lun/Mar/Mer/Jeu/Ven de 14h à 18h) : 01 43 40 44 44.

Mail : reservation@festivalmigrations.com

Passionément & L’Inventeur de l’Amour

La Fabrique des Illusions
D’après le texte de: Gherasim Luca
Mise en scène: Darius Peyameras
Avec: Etienne Cotereau, Jeanne Susin et Olivier Schlegelmilch
 Passionnément
S’aventurer dans le monde intérieur de Gherasim Luca, c’est prendre le risque de perdre sa raison, son langage, et toute autre forme de conditionnement pour le plaisir impossible de vivre en parfait affranchi. Plaisir impossible donc poétique.  À la faveur d’une langue exilée de tout consensus en quête d’instants magiques, il nous convie à une messe noire célébrant l’alliance de la rigueur à la dérision, du vide au plein, devant le corps démembré de l’Amour dont les flots de sang viennent dessécher nos rêves et laver notre cupidité. Notre travail adopte la forme du récital chère à Gherasim Luca, afin de rendre perceptible les pulsations d’une parole poétique qui provoque irréductiblement le plaisir de vivre, par le rythme qui la conduit. Un acteur incarne ce défi dans un espace vide propre à éveiller l’imaginaire. Le corps épuisé par l’effort de comprendre mais fermement là, sur scène, pour dire encore et mieux voir ce mystère. Deux musiciens (piano et violoncelle) accompagnent cet acte radical et font correspondre mélancolie et gaieté pour suggérer à l’ouïe du spectateur que les contradictions, sans chercher à les résoudre, sont d’excellents motifs de jeu. «Tout doit être réinventé / Il n’y a plus rien au monde».